Le jour des morts de Nicolas LEBEL

Fiche technique :

Auteur : Nicolas Lebel (France)
Editions : Le Livre de Poche
Année : 2014
Pages : 469
ISBN : 978-2-253-24160-7
Genre : Polar

Le résumé :

Paris, à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine, où un patient vient d’être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie…
Tandis que les cadavres s’empilent, la France a peur de celle que l’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse. Les médias s’enflamment et la police tarde à arrêter la coupable. Qui est cette jeune femme que de nombreux témoins ont croisée et que chacun semble reconnaître ? Qui sera la prochaine victime ?

La chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’œuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.

Mon avis :

Après avoir été séduite par Mehrlicht dans L’heure des fous de Nicolas LEBEL, je me lance dans le tome suivant.

Il ne fait pas bon à Paris en ce jour de Toussaint où des morts pleuvent sans aucun lien entre eux. La psychose s’installe et la Police est dépassée. Dans un même temps, le passé de Dossantos ressurgit, Latour est aux prises avec l’Administration, Mehrlicht doit supporter un nouveau stagiaire pistonné.

Ici, une femme assassin est mise en avant, enfin. Il n’y a pas que les hommes qui soient meurtriers. Le poison est une affaire de femmes : il n’y qu’à lire la rétrospective que Mehrlicht nous sert.

D’ailleurs, on retrouve ce dernier très en forme, à la diatribe toujours virulente et poétique. Je me marre ! On perd les fameuses répliques d’Audiard en sonnerie de téléphone mais on gagne du Brel. On ne perd pas beaucoup.
On approfondit le vécu et la vie privée de ses comparses en égratignant au passage le piston et les passe-droits. J’adore même si l’ensemble reste relativement politiquement correct.

Sur une écriture intelligente, on assiste à une vengeance – ne dit-on pas qu’elle se mange froide ? – bien ficelée. Rien n’est laissée au hasard. Les éléments s’imbriquent au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête. Vous penserez à moi quand vous lirez « Karma ».
Ici, il n’y a pas de gore ou de violence gratuite et cela fait du bien. Marre du sang pour voyeurs.

Le happy end est un peu too much pour moi mais fonctionne bien, après avoir terrorisé le pays. D’ailleurs, Lebel chatouille l’effet de masse (Cf, mouton de Panurge) et fait du bien en critiquant la bien-pensance collective.

Petit plus : l’émotion pour l’amitié des deux flics. Mon petit cœur s’est serré. Saleté de Crabe…

C’est le roman à tester de toutes urgences pour son suspens, son intrigue et surtout les références culturelles.

Pour papoter lecture avec nous : Groupe FB Lecture Au fil des mots

Je vous conseille l’interview de l’auteur fait par nos petites mains : Entretien avec Nicolas LEBEL

Axelle GEORGES.

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