Les enfants de la peur de Franck DELANEY

Fiche technique :

Auteur : Franck Delaney (Irlande)
Editions : POCKET
Année : 1999
Pages : 536
ISBN : 978-2-266-21045-4
Genre : Thriller

Le résumé :

Londres. Nicholas Newman a retrouvé sa vie réglée comme un métronome. Jusqu’à l’annonce de l’assassinat de son ami et client Antony Safft, retrouvé mort, un triangle découpé dans la chair, marque infamante par laquelle les nazis condamnaient les homosexuels durant la guerre. Désigné exécuteur testamentaire, Nicholas se rend chez le neveu de son ami, près d’Oradour-sur-Glane. Là où quelques-uns des secrets les plus sombres de la période nazie ont été enterrés. Là où le fascisme a trouvé ses héritiers.

Mon avis :

Je suis tombée par hasard sur ce livre. Le propos m’a totalement séduite : les crimes perpétrés sous couvert de la seconde guerre mondiale.

Nicholas Newman, notre héros – ou anti-héros – se voit confier le rôle d’exécuteur testamentaire de son ami récemment décédé. Surpris, il se voit dans l’obligation d’effectuer cette charge qui se révèle plus un cadeau empoissonné qu’autre chose.

Première déception, il s’agit d’un deuxième tome. Il faut vraiment que je sois vigilante sur mes lectures ! J’ai donc eu des bribes de passé plutôt chaotiques du héros, ce qui explique le caractère de celui-ci.
Je vous explique : j’ai détesté Nicholas ! Il est totalement hermétique au gens autour de lui, égoïste et antipathique ! Il s’ouvre un peu plus en fin de livre mais il ne fait aucun effort avec les gens qui l’entourent. Par contre, j’ai adoré les personnages secondaires qui ne sont pas ce qu’ils semblent être. J’ai adoré leur côté obscur : la nature humaine est si moche et c’est génialement mis en œuvre ici.

Deuxième déception, la lenteur du roman ! Le rythme est…. leeeeennnnnt ! Il faut passer au moins 150 pages avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire les crimes de guerre.
Je serai moins dure sur ce sujet car pour une fois, l’auteur aborde les profiteurs de la Shoah. Entendez ceux qui ont volé les richesses réquisitionnées aux juifs. Et, oui, les « méchants » ne sont pas seulement les nazis.
Le passage sur le drame et l’horreur d’Oradour-sur-Glane est magnifiquement ou dramatiquement bien expliqué. J’en ai encore des frissons. Ce passage est raconté à deux voix et ces deux sensibilités mettent bien en avant ce crime.

Il faut dire que l’auteur est journaliste de formation, ce qui est à double-tranchant. L’exactitude de l’évènement est superbe. Par contre, le style d’écriture, en général, reste particulier, elliptique. L’auteur change d’idées d’une ligne à l’autre et je me suis retrouvée parfois perdue.

Il me faut admettre que la trame est parfaitement ficelée. Tout est en faux-semblant avec un soupçon de violence.

Voilà, je ne sais pas si j’ai aimé ou non. J’y réfléchis encore.

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Axelle GEORGES.

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