Entretien avec Nicolas LEBEL

Rencontré une première fois au salon de Raimbeaucourt en Décembre 2021 (Noir-Charbon), j’avais déjà été séduite par l’homme. Puis par l’auteur. Revenu avec L’heure des fous de Nicolas LEBEL, on y découvre un Paris méconnu et un héros qui n’a rien d’un héros. Lorsque le Salon POLARLENS annonce sa venue, ni une, ni deux, vos dévouées ne se font pas prier !

Après un harcèlement où l’on ne peut que féliciter monsieur Lebel de sa patience, voici quelques questions pour tenter de percer le secret de son talent :

1 – Pouvez-vous vous présenter à ceux qui ne vous connaitraient pas encore ? Thé ou café ?

            « Wikipedia et Facebook assurent que je suis Nicolas Lebel, un auteur de polars, français et vivant, voyageur passionné, et amateur de Côte du Rhône (du nord, en particulier) et de whiskies Islay. Il ne faut pas croire internet. Mais j’ajouterais que je suis un irlandophile pratiquant, encore un peu professeur d’anglais, traducteur à mes heures, scénariste en devenir, et que je bois du café en France et du thé en Irlande. »

Son wikipédia => Nicolas Lebel (écrivain)

2 – Comment êtes-vous venu à l’écriture ? Et le polar/thriller précisément ?

            « J’ai toujours écrit, en tout cas, depuis le collège, parce que c’est un medium qui me convient bien. Je suis publié depuis 2006, en polar depuis 2013 avec L’Heure des fous dont je n’imaginais pas qu’il serait publié, ni qu’il aurait une suite, ni que j’écrirais une dizaine (à ce jour !) de romans derrière… C’est en courant dans le Bois de Vincennes que j’ai la première fois aperçu les tentes de ceux qui y vivent. Après la stupéfaction et l’indignation, j’ai cherché à savoir et à comprendre. Mon enquête est devenue celle du capitaine Mehrlicht… »

3 – Je suis sous le charme de votre flic : Le capitaine Mehrlicht. Comment avez-vous créer ce personnage haut en couleur ?

            « Mehrlicht est un stéréotype du flic français des années 50-70 Il agrège des éléments notoires des archétypes du genre : l’imperméable de Columbo, l’âge de Maigret, la clope de Bourrel, l’argot de Moulin… Ce sont précisément ces éléments qui font de Mehrlicht un personnage différent, parce qu’il est d’un autre temps, en décalage et en souffrance. C’est un petit homme rongé par la Gitane et par le deuil, à la peau jaune, à la voix érayée, un homme fragile et cynique, vieillissant et obsolescent, raide et réac. Mais à la différence de ces archétypes, massifs, inflexibles et raisonnables, Mehrlicht est chétif et dans l’excès : l’excès de bouffe, de clopes, parfois de vin, et toujours de mots. C’est un personnage foncièrement excessif dans tout ce qu’il fait, ce qui, je crois, est un trait moderne. La force de ce personnage tient dans son décalage avec l’époque dans laquelle il vit, époque qu’il dénigre, moque et rejette violemment. Il est un fervent défenseur du « C’était mieux avant », un farouche combattant de la technologie sous toutes ses formes, à commencer par « la télé qui rend con », pourfendeur impénitent de la malbouffe, de la société de consommation et de la connerie médiatisée. Bref, de quoi se faire des amis… »

4 – Le Jour des morts va être adapté. Restez-vous maître à bord ? Qui pourra interpréter vos héros ?

            « On croise les doigts ! L’audiovisuel est un monde versatile. Ce qui est signé un jour peut finir dans un tiroir le lendemain. Un premier projet destiné à Jean-Pierre Bacri avait vu le jour, mais a tourné court… Le comédien aujourd’hui susceptible d’incarner Mehrlicht est parfait, mais je ne peux en divulguer plus pour l’heure… Enfin, si les choses se font, j’aurai un droit de regard, mais ne souhaite pas participer à l’adaptation de mon propre travail. C’est, je crois, le jeu de l’adaptation que de laisser un autre proposer son regard sur ces romans, en les transposant sur un support (audiovisuel) que je ne maitrise pas. De la même manière, j’ai des projets audiovisuels et souhaiterais tellement qu’on m’emmerde moins ! »

5 – Racontez-nous une blague svp. Il me semble que vous êtes l’homme de la situation pour notre défi Au fil des mots.

            « Je suis nul en blague. D’abord parce que je n’ai aucune mémoire et ne les retiens pas. Ensuite parce que j’adore l’humour spontané, la réponse du tac au tac, l’humour de situation, exactement le contraire de la blague, sorte d’humour en conserve…

Mais bon, je me plie à l’exercice ! Attention ! Elle est très courte :

Roselyne Bachelot. »

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai bien ri et quel talent !
Foncez rencontrer ce monsieur à la plume efficace et la gentillesse sans borne !

La page Facebook : Nicolas Lebel 

Pour se procurer le roman : Le Livre de Poche ou Hachette. Sa dernière sortie est ici : Editions JC Lattes

Pour papoter avec nous : Groupe FB Lecture Au fil des mots

 

Propos recueillis par Fred et Axelle.

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