Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail

Fiche technique:

Auteur: Lorris Murail

Pages: 239

Edition: Pocket jeunesse

ISBN: 9782266282734

Année: 2018

Genre: Thriller jeunesse

4ème de couverture:

Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. A partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boites de conserve, un livre de Thoreau et une carabine.

A la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange.

Mon avis:

Je m’étais lancée dans ce livre en espérant un bon petit thriller, ce fût une déception! L’auteur a une écriture mitigée. Je m’explique: parfois son écriture est agréable, fluide et à d’autres moments elle est limite enfantine. Dans la majeure partie du livre, nous sommes dans la tête de Walden qui est censé passer de l’état d’enfant à celui d’adulte. Il doit se transformer en homme, un vrai selon son père! Un macho pour moi! Cela peut expliquer les changements d’écriture mais les transitions ne sont pas toujours bien menées.

Au delà de l’écriture, l’auteur commence bien son récit. Il nous emmène énigmatiquement au cœur de la forêt du Maine, pour y abandonner son fils. Là où ça coince, c’est que l’auteur écrit clairement que le « papa veut endurcir son fils », le faire devenir un homme, moins pleurnichard, moins trouillard. Pourtant ses motivations sont toutes autres et quand nous les découvrons à la fin du livre, on se rend bien compte qu’il y a une réelle incohérence. L’auteur a voulu cacher les motivations du père pour garder le suspens, grand bien lui en fasse, mais il aurait dû être plus subtil en début de récit pour ne pas créer un non-sens à la fin.

Alors me direz-vous, Walden est abandonné en forêt et après il se passe quoi ? Nous sommes dans un livre dit « thriller » tout de même. Et bien accrochez-vous, il ne se passe rien pendant 130 longues pages…Walden tourne en rond, il a peur et donc refuse de sortir de la cabane et se rendre au lac pour boire et pêcher. Cependant quand il va se décider à sortir, le petit enfant trouillard de onze ans, va aller plus loin que les limites du territoire données par son père. Oui, on passe d’un enfant qui a trop peur de sortir de la cabane pour se vider la vessie, à un enfant assez courageux pour repousser les limites. Les transitions sont là encore mises à mal! L’auteur a surement voulu montrer la transformation du petit Walden en un Walden plus téméraire mais il manque de subtilité… encore…

Une fois ces 130 longues pages passées, l’histoire commence à se mettre en place. Une rencontre va changer la trame de l’histoire et il était temps! Seulement voilà, les réactions de Walden ne sont pas celles d’un enfant de son âge! Il part pour retrouver une ville et a une chance de s’en sortir mais abandonne le seul adulte susceptible de le sortir de là? Une contradiction de plus. Quel enfant de 11 ans repart seul dans une forêt hostile dans un endroit qu’il a quitté pour survivre? Quel enfant réussit à survivre en ne mangeant quasiment rien pendant plusieurs jours mais à quand même la force physique pour un périple, en rivière sur un tronc d’arbre ou une marche interminable dans la forêt? (le tout avec des bottes trop grandes, mais il n’a jamais mal au pied) On ferme souvent les yeux sur quelques petits raccourcis des auteurs, mais là, ils sont trop nombreux.

La fin relève un peu le reste du récit. On a enfin quelques clefs qui nous permettent d’avancer dans l’histoire, ces informations arrivent quelques peu tardivement! Pour tenir un lecteur, créer le suspens, rien ne vaut quelques infos lâchées régulièrement. Le grand final arrive, et c’est très brouillon, ou alors je n’arrivais plus à me concentrer assez dans ma lecture. Il faut avouer que j’avais hâte de fermer ce livre et en prendre un autre!

En bref, une histoire, assez plate, ou l’ennui est plus présent que le suspens. Une fin un peu plus mitigée, le dénouement prend place, avec une histoire intéressante et qui aurait pu faire un vrai bon thriller mais une fin brouillon!

Pour parler lecture avec nous: https://www.facebook.com/groups/lectureaufildesmotsfredaxelle

Fred.

2 réflexions sur “Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail

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