Interview avec Thomas Duhem

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Thomas Duhem



Tout d’abord Merci à Monsieur Thomas Duhem de se laisser prendre au jeu de l’interview avec Au fil des mots !

Rencontré pendant l’évènement « Il était une fois le pas-de-calais libéré » organisé par l’association VMArtois en septembre de chaque année, Thomas Duhem présentait son livre « Dis-leur de ne jamais pardonner » au côté de Jacques Desbonnet, résistant du Mouvement Voix du nord pendant la Seconde Guerre mondiale. La lectrice en moi ne réfléchit pas longtemps….je craque et l’achète !

Je vous laisse découvrir le retour de lecture pour vous faire une idée: Dis leur de ne jamais pardonner de Thomas Duhem

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis l’auteur de deux ouvrages sur la résistance dans le Nord et le Pas-de-Calais et aussi d’un documentaire qui raconte au travers du parcours de René Wallard l’importance de la transmission. L’écriture n’est pas mon métier, je travaille au sein d’une administration depuis plus de dix ans. Avant cela, j’étais directeur de structures accueillant des mineurs.

Vous avez écrit plusieurs livres, je vous propose de nous les présenter avant toute chose.

J’ai sorti mon premier livre « Dis-leur de ne jamais pardonner  »  en septembre 2019. Il raconte l’histoire de mon grand-oncle René Wallard, un résistant chef de secteur qui s’est battu pour son pays et qui malheureusement a fait une mauvaise rencontre.

Le second est « Être prêt » qui relate le parcours de Jacques Desbonnet, dernier résistant du mouvement Voix du Nord. Jacques a un parcours extraordinaire de part sa précocité, car il s’est engagé pour son pays à l’âge de 17 ans mais aussi par sa diversité. En plus de la résistance, il a fait partie de la Défense passive et a fini la guerre sur le front de l’est pour après, jusqu’à aujourd’hui raconter son histoire auprès des jeunes.

Pour acheter les livres il faut en faire la demande via la page Thomas Duhem auteur: https://www.facebook.com/thomasduhemauteur

Avez-vous toujours voulu devenir auteur ?

Je n’ai jamais souhaité devenir auteur. A l’époque j’ai fait de la généalogie et mes rencontres, mes découvertes m’ont poussées à écrire parce qu’il était nécessaire de le faire. Aujourd’hui j’écris pour ce qui m’anime et je vais dès que je le peux à la rencontre des jeunes et des lecteurs.

Comment avez-vous procédé pour rassembler toutes les informations nécessaires pour retracer ces histoires ?

La méthode est différente ; dans le premier cas il a fallu rencontrer l’entourage de René et chercher dans les archives familiales et historiques et interroger des professionnels. Ensuite le travail d’écriture que je ne connaissais pas il a fallu l’appréhender en travaillant beaucoup sur les méthodes et l’organisation d’un récit.

Pour le livre sur Jacques, avec l’expérience du premier, je l’ai interrogé et j’ai reformulé pour avoir un texte littéraire et non parlé. Pour « Être prêt », je n’ai eu que très peu de travail de recherche car Jacques a une formidable mémoire et le but était de raconter son histoire et non de faire l’histoire de la résistance dans le Nord.

Comment se sont passées les rencontres avec les divers protagonistes de cette aventure ?

Les rencontres se sont très bien passées. Elles ont été très émouvantes, notamment la rencontre avec la fille de René. Je garde un lien très fort avec ce pan de ma famille.

Jacques, j’étais admiratif lors de notre première rencontre et aujourd’hui en plus de l’admiration, j’ai un profond respect pour lui. Quand on croise Jacques, je pense qu’il est difficile de l’oublier. C’est un personnage. Il a vécu milles vies et reste d’une sincérité et d’une humilité qui forcent le respect. C’est un puit d’histoire bien entendu mais c’est surtout une belle personne.

Avez-vous toujours eu l’idée d’en faire un livre, ou cette idée vous est-elle venue après ?

L’histoire de René, il a fallu quelques jours après la découverte d’une partie de son histoire pour que l’idée du livre germe. Je n’ai pas écrit un livre pour écrire mais pour transmettre son histoire. A la base cela devait être un livret pour la famille et puis je me suis rendu compte par le biais du musée de la résistance, dont la directrice réalise la préface d’ailleurs, que son histoire appartenait à une région qui est un haut lieu de mémoire.

Musée de la résistance de Bondues: https://www.facebook.com/museedelaresistancedebondues ou http://www.ville-bondues.fr/musee/

La publication d’un livre relève parfois du parcours du combattant ! Avez-vous rencontré beaucoup d’obstacles ?

Pour « Dis-leur de ne jamais pardonner »initialement j’étais dans une maison d’édition et après j’ai souhaité continuer en autoédition. Pour « Être prêt », j’aurai aimé qu’il soit édité par La Voix du Nord par souci de cohérence mais je n’ai pas eu l’opportunité alors je suis aussi passé par l’autoédition. Après pour le reste, la communication par exemple, j’apprends. Mais les obstacles font parties du chemin comme pour tout autre projet.

Quel message voulez-vous faire passer à travers ces livres ?

Il y a plusieurs messages dans ces deux livres. Le premier déjà sur la forme, tout est possible quand on s’en donne les moyens. Sur le fond, il est important de communiquer, de transmettre. Je sais que mes livres ont fait du bien à certains parce que, soit ils étaient touchés directement par l’histoire, soit elle leur rappelé leur propre histoire familiale. Beaucoup de famille ont perdu un membre durant une guerre, ou connu un grand père qui s’est battu pour la France. Et si je devais résumer par rapport à mes livres je dirais « Ne les oublier pas ». Ils ont donné leur vie, sacrifié leur jeunesse, pris tous les risques pour un refus ou pour un idéal.

On ne les remerciera jamais assez de s’être battus pour notre liberté! (Fred)

Avez-vous de nouveaux projets concernant l’écriture ?

J’ai plusieurs projets en cours. Il a toujours mon documentaire « A travers ta mémoire » avec la réalisatrice Léa Piwowarczyk et produit par Ishot. Je suis aussi actuellement à la direction d’un livre, qui est aussi un récit de vie mais qui restera au niveau de sa structure familiale et j’écris un nouveau livre « résilience » mais je n’en dirais pas plus pour le moment.

Où les lecteurs peuvent-ils vous rencontrer prochainement ?

Pour le moment, je suis disponible sur les réseaux ou parfois je réponds à des questions et j’aide pour des recherches. Il y aura en 2022 quelques occasions de se voir.

Que conseillerez-vous à un jeune qui veut se lancer dans l’écriture ou dans les recherches historiques, ou les deux ?

Je conseille à toute personne qui se lance de persévérer. Les recherches peuvent parfois être longues et sans résultats et un moment se débloquer. Je conseille surtout de bien s’entourer, d’avoir confiance en soi et de ne cesser d’apprendre.

Maintenant la petite touche finale de « Au fil des mots » qui clôt nos Interview….et oui désolé Monsieur Duhem mais nous ne restons jamais sérieuses trop longtemps !!! C’est donc l’heure de la blague… Racontez-nous une petite blague :

Je vais vous raconter l’histoire de la Chaise alors parce qu’elle est pliante.

Merci beaucoup Monsieur Duhem du temps que vous nous avez accordé.

Fred et Axelle

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