Entretien paranormal avec Philipe « ALRP » Crétal

  • Pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît en quelques lignes ? Quels sont vos héros, vos références ? Avez-vous une maxime de vie ?

Bonjour, je suis Philippe CRÉTAL, 43 ans, marié et papa de trois jeunes messieurs. Je suis enquêteur, conférencier et auteur dans le domaine du paranormal. J’ai créé l’association « Lille Recherche Paranormale » en avril 2015 afin de pouvoir proposer un service d’enquêtes à tous demandeurs qu’ils soient des particuliers ou des professionnels.

Assurément, mes héros sont mes parents mais aussi mon fils ainé, Louis, qui montre qu’on peut atteindre ses rêves malgré le handicap. De manière plus large, mes références sont pour l’occultisme, Allan Kardec et de manière plus contemporaine, le Professeur Yves Lignon de l’Université de Toulouse qui fut mes premières lectures.

Une maxime de vie… hum voyons…, je dirai « Hodie mihi, cras tibi » moi hier, toi aujourd’hui.  Une phrase qui m’a marquée dès mon plus jeune âge. Également, la maxime « qui va doucement, va loin » que je pratique aussi depuis mon plus jeune âge.

•  Entrons dans le vif du sujet ! Même  pas peur ! Chasseur de fantômes c’est fou, non ? En 2021, c’est relativement mieux accepté mais lors de votre première vrai enquête ou contact, vous étiez à peine majeur, comment votre vocation a-t-elle été perçue ? On a du vous prendre pour un dingue ?

Ma première enquête de 1997, j’avais… 19 ans ! Diantre !

En effet, quand certains jeunes de mon entourage étaient tv/ciné/bar moi j’étais plutôt maisons hantés/bibliothèques… bon et un peu bar aussi. Plus sérieusement, j’étais un peu un extraterrestre pour mes proches : mes parents comprenaient difficilement cet intérêt, certains membres de ma famille trouvaient cela malsain. Après, il y avait un avantage : l’absence totale de réseaux sociaux et donc une certaine forme d’anonymat : pour vivre heureux vivons caché. Je vous laisse bien sur imaginer : un solide gaillard, les cheveux longs, le look métalleux, demandant aux habitants de certaines communes si la maison untelle est réellement hantée, dans les petits villages et hameaux, je détonnais quelques peu mais on fait vite abstraction du regard des autres quand on est passionné.

Avec Mme Christelle Colpaert-Soufflet

•    Est- ce que Ghost adventures et consorts sont des émissions qui vous portent préjudice ou pas du tout ? C’est une émission à l’américaine donc on sent certains ressorts scéniques et effets. Il faut en mettre plein la vue, peut-être au détriment de la vérité. 

Ces émissions sont en effet un miroir déformant de notre réalité. Pour les petites équipes ou les enquêteurs indépendants, pas de car-régie ou d’opérateurs dans l’ombre qui se charge des besognes ardues. Je contacte les organismes privés, j’accueille les particuliers, je gère le matériel, la partie visionnage, le montage, etc…

A la différence de ce que vous pouvez voir à la télévision ou sur Youtube, tout n’est pas paranormal ! Notre conviction et philosophie est plus sur un axe d’explications de phénomènes. Lors de mes conférences, je précise bien la différence entre ce que l’on voit et ce que l’on perçoit. L’émission que vous prenez en exemple ne présente qu’une infime partie et les comptes le disent : la chaine CNN avait demandé aux enquêteurs de Ghost aventures le temps passé sur les route, on parlait de plus ou moins 320 jours sur 365 or, les saisons ne comportent « que » 25 épisodes en moyenne. C’est dire le ratio.

Me concernant, ces émissions permettent de voir l’avancée technologique dans ce domaine et auront eu le mérite de faire connaitre notre activité à un plus large public.

Vous pouvez retrouver la chronique de son roman ici : 13 histoires étranges dans le Nord et le Pas-de-calais de Philippe Crétal

•  D’ailleurs «chasseurs de fantômes» c’est un peu tape-à-l’œil comme terme. Comment désirez-vous qu’on vous appelle ? Est-ce un métier reconnu en France ou pas du tout ?

Oh non Axelle !!!! Pas toi !!!! Pas après tout ce que l’on a vécu !!!! Je ne suis pas chasseur de fantômes ! Pour être chasseur, il faut forcément une proie et hors de question de traiter nos défunts de la sorte. Je me considère d’avantage comme un enquêteur paranormal car j’ai fait le choix de l’investigation. J’en veux pour preuve qu’après 6 ans d’existence, notre chaine a tout au plus un millier d’abonnés là où ceux qui on choisit le terme «chasseur » en ont parfois vingt ou trente fois plus.

La France ne reconnait pas notre activité comme un métier, de toute façon, il me serait difficile de tirer un réel profit des enquêtes que nous souhaitons conserver gratuites pour les particuliers. En revanche, j’ai pu débuter une activité en tant que conférencier et consultant dans ce domaine qui me permet de transmettre réellement notre philosophie à Monsieur et Madame tout le monde.

Les coordonnées de monsieur crétal sont en bas d’article. N’hésitez pas à le contacter, en cas de doute. (Axelle).

  • Je note surtout que c’est un métier prenant et stressant. Depuis la création de l’association, il y a eu un certain turn-over au niveau des équipes. Comment gérez-vous cela en tant que meneur ? Quelles sont les qualités requises pour être un enquêteur du paranormal ? Faut-il y croire ou au contraire douter ?

Nous sommes une équipe assez particulière. Tout d’abord en tant que meneur, je n’impose rien si ce n’est de privilégier la vie de famille et la vie professionnelle avant l’activité de l’association. Ensuite, nous sommes avant tout des amis de longues dates, rends-toi compte ! (Oui je te tutoie car nous avons atteint un certains niveau d’intimité depuis le début de cet interview) l’un des enquêteurs est un ami depuis bientôt 30 ans ! L’une des enquêtrices est mon épouse ! Ca permet de pouvoir échanger sans filtres ni pudeur. Nous avons connu beaucoup de changement nous aussi : l’équipe est composée à ce jour de 10 enquêteurs et enquêtrices mais le noyau dur depuis 2015 est toujours intact. C’est une grande fierté pour moi.

Les qualités ? Ce sont surtout des qualités humaines que j’attends : empathie, disponibilité, écoute. Le reste vient avec la pratique, une bonne formation et un bon encadrement. Nous sommes dans les extrêmes chez nous : nous avons des hyper croyants et au contraire de grands sceptiques : c’est la force de cette équipe.

Quel est en général l’accueil des gens vis-à-vis de votre métier ? J’ai pu constater que certaines personnes vous faisaient déplacer pour rien ou pour attirer l’attention. Comment faites-vous pour rester calme ?

« J’ai toujours en tête ce que j’ai pu constater depuis toutes ces années : même le plus grand sceptique a toujours une histoire à raconter : une grande tante un peu bizarre, un voisin qui a vu « des choses ». L’accueil est dans la majorité des temps très bon et il est vrai, malheureusement, que certaines personnes veulent avoir leur petit moment de gloire en accueillant une équipe de « chasseurs de fantômes ». Cela fait partie du jeu et nous sommes volontiers bons joueurs. Pour autant, je préfère me présenter chez une famille pour rien car tous les phénomènes auront trouvé une explication que de laisser des charlatans abuser de leur fragilité. Comme le dit Al Pacino dans « l’associé du diable » : « je suis un humaniste, peut-être le dernier ». »

Vous êtes donc un précurseur. Espérez-vous avoir lancer des vocations ? Une autre ouverture d’esprit ? Souhaitez-vous que vos enfants reprennent le flambeau plus tard ?

« Un précurseur ? Non loin de là. Je pense simplement avoir crée un concept surtout de conférences qu’on ne voit pas partout. Dans la majorité des cas, lorsque vous demandez une conférence dans le paranormal, vous avez surtout un ou une médium procédant à des tirages, vous parlant de «  haut ou bas astral », faisant des contacts défunts,… loin de moi de faire cela. J’explique ce que je suis et surtout, je présente des preuves recueillies ici et là. Je pense que l’attente des gens est là. Ils ont assez vu l’invisible, il faut du visuel et de l’audio et ça, un médium ne peut pas le faire.

J’ai d’ailleurs une thématique de conférence appelée « Enquêteur paranormal – mode d’emploi » à destination de celles et ceux qui veulent découvrir… tu y es la bienvenue d’ailleurs !

Pour la reprise de flambeau, je leur laisse le choix. Ils ont des caractères très différents tous les trois : l’un est un rat de bibliothèque, toujours dans la recherche sur le papier, le second est davantage motivé par la recherche de terrain et le dernier… a bien le temps car il n’a que six ans. Mais bon, pas de passage de flambeau pour le moment : je suis encore un gamin de 43 ans. »

 Racontez-nous une blague

« Chérieeeeee !!! Est ce que ça crie un citron ? »

« Ben non, pourquoi ? »

« Mince !!! J’ai encore pressé un poussin »

(Aucun poussin n’a été blessé ou tué lors de cette blague) Axelle.

Pour terminer, avez-vous un message à passer ?

Je termine toujours mes conférences par ce message : méfiez-vous des charlatans ! A titre plus personnel : on se l’ouvre quand cette bouteille de vin ?

On se prend une date au plus vite !!!! (Axelle).

Propos recueillis par Fred et Axelle GEORGES.

On remercie beaucoup monsieur Crétal d’avoir pris du temps pour nous et d’avoir joué le jeu des questions-réponses.

A bientôt, qui sait, sur une enquête, à laquelle au fil des mots n’hésitera pas de vous partager !!!

Pour contacter l’ALRP et Monsieur Crétal :

Téléphone : 06.27.63.41.04

Mail : alrp.philippe@gmail.com

Réseaux sociaux :  facebook : Philippe crétal ALRP https://www.facebook.com/profile.php?id=100004286688522

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