Jack l’Éventreur, affaire classée de Patricia CORNWELL

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Fiche technique :
Auteur : Patricia Cornwell (USA)
Editions : Editions des 2 terres
Pages : 432
Année : 2003
ISBN : 2-84893-000-4
Genre : Documentaire

Le résumé :

Entre août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial killer : Jack l’Éventreur. Pendant cent quinze ans, ces assassinats ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde.
C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à « l’affaire » et à la personnalité ambiguë de Walter Sickert, un peintre impressionniste célèbre à la fin du XIX ème siècle. Très vite, elle a l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un. Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et présente ses preuves avec, en arrière-plan, l’Angleterre à l’époque victorienne.
Elle réussit là un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille.

Mon avis :

Ai-je besoin de vous présenter Jack l’Éventreur ?

La minute historique : le premier serial-killer de Londres (tout court ?) sévit à partir de 1888 dans le quartier de WhiteChapel. Il s’attaquait aux prostituées, proies faciles n’intéressant pas l’opinion publique. Ce qui est plus exceptionnel, hormis les crimes évidemment, c’est que Jack l’Éventreur s’amusait avec la police en lui écrivant des lettres. Il les narguait, les provoquait. Un jeu du chat et de la souris se mit en place. Plus de 120 ans après les faits, le mystère reste entier.

Par un heureux (ou pas) hasard, Patricia Cornwell, journaliste, auteure et informaticienne à l’institut médico-légal de Richmond, se rend à Scotland Yard. Là-bas, elle tombe sur les archives de l’enquête concernant Jack L’éventreur et elle commence à remonter le temps.

Vous me direz quel est l’intérêt de trouver un criminel mort et enterré depuis une bonne centaine d’années ? L’auteure vous l’explique elle-même dans ce livre : pour la justice et pour les descendants des défuntes qui méritent de savoir et d’être en quelque sorte réhabilitées.

On peut lire cette enquête extraordinaire comme un roman. Cornwell ne dément pas sa capacité d’écriture, on est vite happé par la narration.
Elle s’appuie donc sur les journaux de l’époque, l’enquête de l’époque, sur les lettres du tueur envoyées soit à la presse, soit directement à la police et dresse ainsi un profil de Jack l’éventreur. A grands renforts de compte-rendu, d’allers-et-retours entre les lieux des crimes, elle remonte la piste du célèbre tueur, qui imbu de sa personne, laisse sa marque.

Très vite, Cornwell a un suspect : Walter Sickert, comédien raté et artiste peintre excentrique. D’une personnalité obscure et dérangée, ses apparitions correspondent à celles du tueur. Hasard ? Coïncidences ? Clairement, pour elle, Jack et Sickert ne font qu’une seule et même personne. Surtout suite à une comparaison d’ADN retrouvé sur les timbres postaux mais je vous laisse le découvrir.

C’est carré. On apprécie. Cornwell dresse le portrait du tueur et de Sickert en parallèle. C’est assez troublant. J’ai adoré la construction de leurs profils psychologiques. Vous vous doutez bien qu’il y a la-dessous un complexe typiquement masculin… lol!

Mais c’est long.
Certains passages sont répétés à la suite de la découverte d’un nouvel élément ou d’une nouvelle supposition et l’auteure les met en scène.
La chronologie m’a laissé perplexe également. L’auteure oscille entre des allers-et-retours dans le temps. Le fil conducteur aurait été plus simple en se basant sur l’ordre des meurtres, que sur un élément nouveau. En fin de roman (plus de 400 pages quand même), j’étais usée et heureuse d’en voir la fin.

Cependant, j’ai élucidé ma propre énigme : pourquoi ce surnom d’ « Éventreur » car pour moi, il égorgeait ses victimes. Alors, au début oui, Jack agissait sous une pulsion et il devait agir rapidement. Puis, avec le temps et la confiance acquise, il s’amusait à mettre en scène ces crimes en s’acharnant sur les attributs féminins. #complexe

Mystère résolu !

Pour vous procurer le roman, rendez-vous chez votre libraire habituel.

Pour parler lecture avec nous, c’est ici : Groupe Lecture Au fil des mots

Axelle GEORGES.

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