Amalia de Sigride Lucas.

Fiche technique:

Chronique : Amalia de Sigride Lucas
Genre : vampires qui se battent et font de la sexualité
Editeur : Edilivre (sic)
Année de publication : 2017
ISBN : 978-2-414-02083-6

4e de couverture :
Je m’appelle Amalia, je suis née le 14 août 1920. Pourtant, quatre-vingt-seize ans après ma naissance, je parais toujours avoir 30 ans.
Je vis dans un monde qui n’est certes pas parfait. Mais il est composé d’humains. Enfin c’est ce que je pensais à l’époque.
Lorsque je suis partie en voyage de noces en Roumanie en août 1950, ma vie était banale. Un travail de secrétaire, un homme que j’aimais, une petite maison à Arras.
C’était sans compter sur ma rencontre avec Yvan. Il a bousculé et emporté ma vie.
M’engloutissant corps et âme dans son monde. Une vie passionnante et passionnée. Une histoire d’amour fusionnelle avec cet homme d’une beauté rare.
Mais la vie est faite de rebondissements et la femme charmante et gentille que je suis se verra obligée de devenir une arme afin d’assouvir sa vengeance.

Ma chronique :

– Lis-moi…
– Pardon ?
– Lis-moi…
– Qui est là ?
– Ombre… Lis-moi…
– Euh… d’accord ?

Vous me faites rire vous les humains. Depuis le début du confinement, vous parlez de vos PAL, vos piles à lire, qui diminuent, mais est-ce que vous pensez aux LAD des livres ? Ben oui, les LAD… Les Lecteurs A Divertir ! Ici, dans la Bibliothèque des Ombres, j’ai pléthore de romans qui sont en manque de nouveaux lecteurs, qui ont envie qu’on leur grattouille la tranche, qu’on leur titille la page, qu’on leur lèche la couverture (Comment ? Il n’y a que moi qui fasse ça ? Ah bon?). Bref…

C’est donc investi d’une mission de santé publique que j’ai été chercher Amalia de Sigride Lucas dans les rayonnages de la section Romans de Vampires Post-Underworld. J’y ai découvert un mal… Plus ancien que le Covid-19, plus sournois que la Peste Noire et plus meurtrier que l’angine blanche. Mais je m’emballe…

Je suis réellement désolée, mais Amalia n’est pas un livre extraordinaire. Les aventures de l’héroïne qui donne son nom au roman ne m’ont pas intéressé. Jeune femme arrageoise du début du siècle, elle part en voyage de noces en Roumanie, voit son époux mourir sous ses yeux et sous les dents d’un vampire, tombe amoureuse d’un autre vampire, se fait transformer en dampire (c’est comme un vampire sauf que ça ne boit pas de sang), voit son nouveau mari vampire se faire tuer sous ses yeux par le même vampire qui avait tué son mari humain, se venge et re-finit en couple avec un autre vampire… Pardon de vous avoir spoiler !

Je préfère préciser de suite que je ne goûte que très peu aux romances érotiques et je pense donc ne pas être la cible de ce roman… N’empêche que, le plus objectivement possible, certains détails de l’histoire m’ont fait tiquer. Le prologue qui nous explique l’histoire de la place de la femme dans la société sur plus de trois pages ? Pourquoi ? La carte tirée représentait les domaines européens des Maîtres-Vampires et qu’on croirait tiré d’un manuel d’Histoire-Géographie de 6ème ? Y avait pas mieux ? Les deux pages sur l’histoire de la ville d’Arras (que j’aime beaucoup) de sa fondation à nos jours avec une légende locale qui n’a aucun lien avec Amalia ou ses aventures ? Était-ce bien nécessaire ? Surtout que nous ne mettons jamais les pieds à Arras au cours des 144 pages du roman (qui se lit en un après-midi et… j’espère que c’est la dernière fois que je mentionne cet élément dans une chronique… coûte 17,50€!!!). Autant mettre 300 pages blanches avant ou après l’histoire si ces éléments ne sont là que pour augmenter le nombre de pages…

Cependant, je pense que – même si j’étais fanatique de ce genre de récits – j’aurais eu beaucoup de mal avec Amalia. Cela à cause de ce fléau que j’évoquais un peu plus haut : un cancer qui s’appelle EDILIVRE. EDILIVRE existe depuis l’an 2000 et comment vous expliquer ce qu’est EDILIVRE…

– Tu aimes écrire ? Les maisons d’édition ont refusé tes romans ? C’est pas grave, PAIE et on le publie.
– Tu veux qu’il soit corrigé ? PAIE
– Tu veux une couverture ? PAIE
– Tu veux rentrer dans tes frais ? Pratique un tarif exorbitant… c’est bien ce qu’on fait nous.

Résultat ? Les lecteurs trouvent entre leurs mains un texte qui n’a pas été relu ou validé. Un roman que personne n’a cherché à améliorer (si j’en crois les nombreuses répétitions et fautes stylistiques). Un ouvrage que personne n’a cherché à mettre en valeur (non mais c’est quoi ces marges ? Le texte est dans les coins). Et, pire que tout, un texte qui n’a pas été corrigé… avec des coquilles… qui, malgré tout le mal qu’on se donne pour s’intéresser à l’intrigue et s’y plonger, sont tellement présentes (on parle de deux fautes minimum à chaque page… j’ai pris une page au hasard et j’ai relevé les fautes pour vous montrer… et je ne suis pas correctrice !) qu’elles vous rappellent que vous êtes en train de lire un roman…

En résumé… un roman imparfait dont le style ne m’a que peu touché (et pas comme j’aime) et dont les quelques maigres qualités ont été anéantis par une maison d’édition qui ne respectent ni les lecteurs, ni les auteurs…

received_6236823217171734608304856560875507.jpegOMBRE.

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