Le septième fils.

Le Septième Fils
Titre Original : The Seventh Son
Produit par Legendary Pictures
Réalisateur : Sergey Bodrov
Année de sortie : 2014

Synopsis :

Tom Ward, jeune héros malgré lui, septième fils d’un brave fermier va tout quitter pour suivre un mentor rompu au combat. Ensemble ils tenteront de terrasser une reine d’autant plus maléfique qu’elle a levé contre le royaume une armée d’assassins redoutables aux pouvoirs surnaturels.

Mon avis :

– Bonjour ?
– Bonjour, jeune étranger, bienvenue dans la Bibliothèque Oubliée, lieu de mystères et de connaissances interdits au commun des mortels… Quel est l’objet de ta quête ?
– Aaaaaah ! Mais ça va pas la tête de surgir comme ça de derrière le comptoir ? Vous m’avez fait peur…
– Oh… Désolé… Que puis-je pour toi ? Es-tu à la recherche du Necronomicon ? D’un Parchemin des Anciens ? J’ai les pages manquantes de la Bible si tu veux…
– Non, merci, ça ira. Je suis le livreur de chez Amazon. J’ai un colis au nom de Monsieur Ombre.
– Oooooh fantastique ! Ce doit être ma VHS du Septième Fils !
– Une VHS ? C’est pas un peu old school ça ?
– Il paraît… mais tu vois, je n’ai découvert l’existence de ce que vous appelez « films » que depuis quelques semaines, lors de ma dernière chronique… et je me suis dit que j’allais commencer au commencement… et crois-moi, trouver le métrage en VHS n’a pas été facile…
– Ah d’accord… Bon bah, espérons que vous allez passer un bon moment.
– Ha ha ha ! Quelle humour, jeune amazone ! Le Septième Fils est l’adaptation de la série de romans L’Epouvanteur de Joseph Delaney et je vis pour chaque nouveau tome. Comment ce film pourrait-il me décevoir ?

102 minutes plus tard…

Les sorcières existent… J’en suis aujourd’hui encore plus convaincue qu’hier… Elles se cachent au sein de notre société et ont infiltré les sociétés de production de films. Leur but : endormir notre vigilance, détourner notre attention et nous priver des moyens de nous défendre le jour où elles décideront de conquérir l’humanité. C’est la seule hypothèse qui me viennent à l’esprit pour expliquer le naufrage complet de ce film.

Adapter un roman au cinéma est loin d’être une chose facile. Il est quasiment impossible de condenser des centaines de pages de lecture en un métrage de moins de deux heures… mais Le Septième Fils n’essaie même pas d’adapter la série de L’Epouvanteur en fait. Il se contente de reprendre des noms de personnages et de se créer une histoire qui n’a rien à voir avec celle des romans. Il faut une méchante reine ? Appelons-la Mère Malkin. Un héros fatigué, ancien chevalier de l’ordre des Faucons ? On a qu’à le nommer John Gregory… On a collé de force les personnages de Delaney sur une histoire qui, j’en suis persuadé, n’était pas destinée à être la leur.

Non mais, réfléchissez un peu : Qu’est ce que ce film a à voir avec les romans ? Les noms des personnages et c’est tout. C’est comme si je décidais de tourner un remake de Evil Dead en appelant les personnages principaux Dora et Babouche et que j’appelais ça « La Cabane Magique de Dora l’Exploratice et ses Amis les Morts ».

Si vous voulez mon avis… quelqu’un a écrit un scénario de fantasy un peu bidon et l’a proposé à divers studios. Un chargé de communication a dû essayer de potentialiser sur les succès d’autres adaptations de romans jeunesse pour dire entre deux rails de coke « Hey les copains ! Et si on disait que c’est une adaptation de L’Epouvanteur ? ». On a ensuite trouvé un russe bourré à la vodka, on l’a collé derrière une caméra en lui disant « Tiens, filme ! ». On a viré tous les scénaristes qui se sont succédé sur le projet dès que ces derniers posaient un peu trop de questions. On a ajouté des lignes entre les lignes sur les contrats des acteurs pour les obliger à finir cette purge… et voilà le plan des sorcières.

Oui, parce que parlons-en des acteurs ! Ils sont à peine plus convaincants que des effets spéciaux dégueulasses sûrement réalisés sur Commodore CPC. Cela est d’autant plus rageant dans le cas de Jeff Bridges et Julianne Moore, deux acteurs pour qui j’avais énormément de respect AVANT Le Septième Fils… Malheureusement, leur cabotinage en roue libre n’est jamais rattrapé par leurs petits camarades Ben Barnes, Alicia Vikander ou Kit Harrington, des acteurs pour qui… pour qui… des acteurs !

Je sais que la communauté des fans de Tom Ward et Alice préfèrent faire comme si ce film n’existait pas et gardent l’espoir qu’un jour on leur offrira une bien meilleure adaptation. De vous à moi, dites-vous pour l’instant qu’il sera impossible de faire pire.

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OMBRE.

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