L’écorchée de Donato Carrisi

20200309_1724265658147599924400487.jpgFiche technique :

Auteur : Donato Carrisi (Italie)
Editions : Le Livre de Poche / Calmann-Lévy
Année : 2013
Pages : 514
ISBN : 987-2-253-17912-2
Genre : Thriller

 

 

 

« – Exact. Les deux forces ne constituent pas une dichotomie, deux opposés nécessaires supposant que le bien n’existerait pas sans le mal, et vice versa.Parfois le bien et le mal sont le résultat d’une convention mais, surtout, ils n’existent pas sous une forme absolue ».

(Page 287).

Le résumé :

Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. Incapable d’éprouver la moindre émotion et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature. Elle seule ne peut oublier ces « victimes potentielles d’homicides ». Soudain, l’un d’eux réapparaît… et tue. Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent, transformés en assassins. Épaulée par l’agent spécial Simon Berish, expert en interrogatoires et féru d’anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une « hypothèse du mal ».

Mon avis :

Après avoir lu en lecture commune Le chuchoteur de Donato Carrisi., je me suis lancée directement dans cette suite.
J’avais pas mal accrochée à cette première enquête de Mila Vasquez mais j’en voulais plus. 

Est-ce que Donato Carrisi a su transformer son essai ? 

Sept ans après la terrible histoire du Chuchoteur, on retrouve notre agent torturé qui à changer de service. Désormais, elle est aux Limbes : le service des personnes disparues. Pourquoi les Limbes ? Simplement, parce qu’on ne sait pas si les disparus sont morts ou vivants. Vous vous doutez bien que ce service n’est pas le mieux payé, ni le meilleur pour une carrière. Cependant, il sied à merveille à Mila, qui est différente. Sans sentiments, sans avenir, sans attentes, seulement la douleur.

On l’avait laissée apaisée et bien enceinte. Est-ce que son rôle de la mère lui a permis de trouver enfin dans la Lumière ? Pas vraiment mais Mila, même en souffrance, sait et reconnait ses failles. Comme quoi, elle n’est pas totalement défaillante.

On découvre un collègue paria : Simon Berish. Un naïf ou un faible, pas si bête que cela, qui peut enfin prouver sa thèse du Mal : La Lumière ne peut exister sans Obscurité. (Cf : extrait).

Toujours avec des personnages portant un mal-être en eux et un passé douloureux, Carrisi arrive à nous les faire aimer et à les soutenir. Chacun a sa propre personnalité, ses faiblesses mais surtout cette envie de résoudre ces meurtres. Attachants, voilà ce qu’on retient d’eux. Si humains et faillibles. A notre image.

Au niveau de l’enquête, on retrouve une énigme compliquée mais qui tient la route. J’avais été un peu perplexe aux niveaux des (trop) nombreux rebondissements du Chuchoteur et là, Carrisi a su tempérer sans pour autant nous ennuyer. C’est juste et le suspens nous tient en haleine. Il brouille les pistes, mène le jeu et c’est génial. 

Toujours d’une écriture sûre et travaillée, avec de jolies descriptions qui imposent un cadre certain, les chapitres relativement courts donnent un rythme soutenu au récit. On ne lâche pas le livre. On veut savoir. Fort et intense.

L’enquête est certes prenante mais la vie privée de Mila est également mise en avant dans cette suite. Je l’adore. Elle est fragile et si forte à la fois. Elle prend des risques même si cela est dangereux. Fascination, quand tu nous tiens…

Pour conclure, cette suite est carrément meilleure que le premier tome.

Le rythme est haletant et la peur omniprésente. Sous couvert d’une hypothèse que bons nombres d’individus soutiennent, on remonte au tréfonds de l’obscurité de l’âme humaine.

Qui sommes-nous dans le fond ?  Sommes-nous satisfaits de nos vies ?

Sortirez-vous indemnes de votre lecture ?

Pour vous procurer le roman, filez chez votre libraire du coin ou sur Le Livre de Poche

Pour parler lecture avec nous : Groupe FB Lecture Au fil des mots

Axelle GEORGES.

4 réflexions sur “L’écorchée de Donato Carrisi

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