Salem de Stephen KING

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Fiche technique :

Auteur : Stephen KING (USA)
Editions : ALTA / POCKET
Année : 1975
Pages : 388
ISBN : 2-266-14236-4
Genre : Horreur

« Il cita à voix basse :
-Et l’être qui y marchait seul. Tu m’as demandé le sujet de mon livre. Eh bien, au fond, c’est la faculté du mal à renaître. »

(Pages 117).


Le résumé :

Le Maine, 1970. Ben Mears revient à Salem et s’installe à Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt-cinq ans auparavant. Mais, très vite, il doit se rendre à l’évidence : il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade. Un chien est immolé, un enfant disparaît, et l’horreur s’infiltre, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.

Mon avis :

Depuis peu, je me procure tous les hits de monsieur King. J’ai toujours été fan surtout de son ça donc je me fais plaisir. Au fil de mes brocantes, je tombe sur Salem. Ni une ni deux, j’achète et rentre vite le lire.

Jerusalem’s Lot est une sympathique bourgade du Maine avec ses commerces, sa rue passante et sa légende urbaine. Près de vingt-cinq ans après son départ, Ben y revient pour chasser ses démons d’enfance. Il y retrouve l’ambiance si pesante de ces petits villages étriqués, fait des rencontres et perçoit le mal qui ronge, insidieusement la ville.

Première déconvenue, le style « kingien » n’est plus ce qu’il est dans mes souvenirs. C’est lent ! J’ai abandonné ma lecture sur les premiers chapitres car monsieur King, à son habitude, part dans des digressions pas possibles. Le rythme est mortellement ennuyeux entre les anecdotes et petites histoires de chacun. Il multiplie les personnages sans pour autant entamer l’histoire. King nous présente une foule de personnages plus ou moins importants et j’ai ramé pour me souvenir de qui était qui, du moins au départ.

Et, c’est là qu’intervient ma deuxième déconvenue. Salem, pour moi, pauvre inculte, ce sont les sorcières et là, non ! M’attendant à une histoire de chaudron, je me retrouve avec des vampires dans tous leurs clichés : de l’eau bénite à la croix. Effrayants, mauvais, mais banals.

Et c’est là que le piège « Stephen King » intervient ! Après tant de banalités à tourner autour du pot, le Maître de l’horreur nous coince dans sa toile d’angoisse. Une fois, lancé dans le vif du sujet, nous sommes entraînés dans une spirale d’effroi. Doucement, les aspects anodins de sa trame se révèlent déclencheurs des drames à venir. Par strates d’angoisse, nos peurs les plus viscérales affluent et nous donnent des suées de frayeur. Des peurs primaires, voilà ce à quoi King nous réduit !

D’un style très intimiste, on reconnaît bien le style de l’auteur. Des descriptions qui font de la normalité un tremplin vers le suspens. De la simplicité à l’efficacité. Du pur génie malgré quelques lacunes d’originalité dues au jeune âge de l’auteur.

Il ne s’agit pas du meilleur King que j’ai lu mais je me suis régalée. Au point de ne plus décrocher et de passer des nuits blanches. Je me suis laissée prendre au jeu.

A réserver à un lectorat qui aime frissonner et à ne pas lire à la nuit tombée.

Pour se procurer le roman, rendez-vous chez votre libraire habituel.

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Axelle GEORGES.

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