Mille femmes blanches de Jim FERGUS

Mille Femmes Blanches
Les Carnets de May Doddmille femmes blanches

Fiche Technique :
Auteur : Jim Fergus
Traduction : Jean-Luc Piningre
Edition : Les Editions de la Seine
Année : 2003
Pages : 389
Genre : Fiction Historique
ISBN : 2-7382-1565-3

« Et nous continuons ainsi sans arrêt… Je me fais l’avocate d’une soumission paisible, dans l’intérêt d’un avenir harmonieux – et c’est sans doute une vision idéaliste que j’entretiens car elle est, il est vrai, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Phemie, de son côté, prend parti pour la résistance, l’intransigeance – elle milite auprès de son mari et de sa société guerrière contre le principe de la réserve, contre l’invasion de l’homme blanc, contre l’armée américaine.”

(Page 323).


Résumé :

En 1875, le chef Cheyenne Little Wolf demande au président Grant, en échange de mille chevaux, de lui offrir mille femmes blanches qui, en épousant mille guerriers, favoriseront l’intégration de son peuple. Les volontaires étant peu nombreuses, on vide les prisons et les asiles d’aliénés pour former un premier convoi.

Enfermée par son père, May Dodd en fait partie. Au-delà de sa liberté retrouvée, cette jeune bourgeoise voit dans cette aventure l’opportunité d’échapper aux carcans de la société puritaine et d’être véritablement une femme libre. Dès son départ en train de Chicago, elle entreprend de tenir son journal, témoignage de sa propre aventure et de celle de ses compagnes.

Des premières appréhensions à la découverte d’un monde inconnu, de leur mariage à la tribu Cheyenne, elle relate dans ses carnets chaque évènement de cette aventure hors du commun. S’y dessinent deux visages de l’Amérique, celle des Blancs exterminant les minorités et celle des Indiens, trop idéalistes, trop confiants, trop naïfs, en train de disparaître.

Mon avis :

La lecture de Mille Femmes Blanches commence par l’introduction d’un certain J.Will Dodd, arrière petit-fils de l’héroïne du roman, May Dodd. Parti sur les traces de sa mystérieuse ancêtre décrite comme aliénée dans les légendes familiales, J. Will découvre des carnets tenus par son arrière grand-mère comme journal de bord au cours de son incroyable aventure. S’en suit un prologue qui a pour unique vocation de donner le contexte de cette aventure dont May Dodd témoigne dans les 7 carnets qui suivent.

Un chef Cheyenne du nom de Little Wolf aurait passé un pacte avec le président Grant en 1874: mille femmes blanches contre mille chevaux, et l’intégration du peuple Cheyenne au monde des Blancs. Vous ne souvenez pas de ce pacte historique de l’Histoire américaine? Il n’a, en effet, pas existé.

L’auteur le précise dans une note à la fin du roman. Certains évènements historiques se sont réellement déroulés et certains personnages historiques ont également existé. Le reste des 97% du roman n’est que pure fiction. Et si on réécrivait l’Histoire?! On ne la réinvente pas hein, on rajoute juste des petites lignes entre les grandes 😉

Quel est l’intérêt me demanderez-vous, chers lecteurs? Pour Jim Fergus, c’est ici d’aborder de grands thèmes: la condition humaine (celle de la femme, des Indiens d’Amérique, des esclaves), l’intégration, l’identité, la liberté, la Civilisation et la nature.

Ces thèmes sont dilués au fil des 389 pages. Mille Femmes Blanches est une fresque romanesque qui débute en mars 1875 et s’achève en mars 1876. L’histoire est écrite à la 1ère personne. May Dodd est l’héroïne parfaite: aristocrate, belle, intelligente, cultivée, ouverte d’esprit et emprunte de liberté. Les autres personnages sont attachants et chacun a un trait de caractère spécifique dont Fergus se sert intelligemment pour amener son point. Le style de Fergus est simple, accessible, fluide. La nature est représentée comme dans l’imaginaire collectif de l’Ouest américain: de grandes plaines sauvages et majestueuses de beauté où il fait bon vivre.

Mille Femmes Blanches m’a été recommandé et je ne peux qu’en faire autant. La lecture est facile: style accessible, rythme haletant, personnage attachants, des descriptions de paysages sauvages qui nourrissent l’imagination avec une critique de la société en fil rouge. J’ai tremblé avec les personnages, j’ai été émue par la fin du roman, je n’ai pas eu de répit dans la lecture tellement il s’y passe de choses! Enfin, je le recommanderais ne serait-ce que pour éveiller sa curiosité sur le sort réservé aux Indiens par la grande civilisation des blancs.

Elie.F.

Pour se procurer le roman :

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