Le nouveau poids lourd du thriller : Niko TACKIAN

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C’est au tour de monsieur Niko TACKIAN de passer au grill sur aufildesmotsfredaxelle.wordpress.com

niko tackian

Mais qui est-il, me direz-vous ?

Lisez plutôt et savourez ce petit moment intime qu’il a eu la gentillesse de partager avec nous.

« Bonjour Monsieur Niko TACKIAN,

Pour commencer, Fred et moi tenons à vous remercier de nous accorder un peu de votre temps. Votre accord fut une excellente surprise. Sincèrement merci.

Sachant que vous êtes un homme très occupé, nous irons à l’essentiel.

  • Qui est Niko Tackian? Parlez-nous de vous ? D’où venez- vous ? Quel genre de vie menez-vous ? Qu’est-ce qui vous inspire ? Comment êtes-vous devenu scénariste ?

« Et bien je suis un simple raconteur d’histoires. Au moyen-âge j’aurais sans doute été un ménestrel passant de villages en villages, contant les hauts faits et les légendes, jetant de la poudre d’étoile aux yeux de mon auditoire. Aujourd’hui, je suis scénariste et romancier. Je vis une existence simple, assez ascétique, et j’ai la chance de vivre de ma plume depuis vingt ans. Mon existence se partage entre l’écriture, ma famille et la boxe. »

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  • Vous êtes venus à l’écriture récemment (2015 pour Quelque part avant l’enfer). Vous êtes passé par le journalisme, la BD, le cinéma, après des études de Droit et d’Histoire de l’art. Déjà, bravo pour ce parcours éclectique mais pourquoi l’écriture ? Est-ce que les productions de films/ téléfilms mettent des freins à vos envies, vos idées, vos inspirations ? Passer à l’écriture est-il libératoire ? N’avez-vous pas eu peur d’être catalogué « scénariste » ? N’avez-vous pas eu de craintes à vous lancer ce nouveau défi ? Et comment se sont passés les premiers contacts avec les maisons d’édition ?

« L’écriture de roman est un espace de liberté lorsqu’on raconte des histoires. Tout simplement car il n’y a pas de contraintes, pas de privations, pas de frustrations. Un peu le contraire de la vie de scénariste télé, en fait ! Mais j’ai aussi eu la chance d’écrire près de 30 albums de BD et quelques game design de jeux vidéo. Là aussi les contraintes sont présentes. Alors je suis allé naturellement vers le roman comme on se dirige vers la lumière lorsqu’on est dans l’obscurité. Et je n’ai pas été déçu. J’y ai découvert un univers riche, respectueux, bienveillant et l’incroyable émotion de rencontrer les acteurs du livre : éditeurs, libraires, bibliothécaires, blogueurs, lecteurs et bien entendu mes camarades du polar ! Et je peux dire sans complexe que j’ai enfin trouvé ma famille. »

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  • Vous travaillez en collaboration avec Franck THILLIEZ sur la série France 2 « Alex Hugo ». J’ai été épaté par la qualité du scénario. Y-a-t-il eu un choc des cultures (littérature / télévision) ? Comment cela s’est-il déroulé ? Chacun a amené un peu de son univers ou à vous deux, vous en avez recréé un ? Etes-vous semblables ou au contraire, diamétralement opposés ? Qui a eu l’idée de cette collaboration ? Deuxième meilleure audience pour cette rediffusion, cette réussite était-elle prévisible ?

« Franck et moi travaillons ensemble depuis bien longtemps, avant Alex Hugo même. Il n’y a eu aucun choc, si ce n’est celui qui m’a amené à écrire des romans puisque c’est Franck qui m’a soufflé l’idée et la méthode pour le faire ! Concernant Alex Hugo, l’écriture se découpe en différentes phases que nous menons à tour de rôle. Cet univers s’est créé par la collusion entre les nôtres et les contraintes de la fiction française. C’est devenu en 5 saisons, la série qui fait la meilleure audience de France 2. Nous en sommes très fiers tous les deux. »

  • Lors de votre présentation de TOXIQUE, vous évoquez les sociopathes qui ont basculé par manque d’écoute. Vous faites même un lien, qui m’a beaucoup plu, avec le monde de l’entreprise. Vous parlez alors de « zone grise » en expliquant que la vie n’est pas forcément noire ou blanche. Mais peut-on comprendre qu’il n’y pas de gentils ou de méchants ? Alors, est-ce que tout n’est qu’une histoire de circonstances ? Vous aimez vos « méchants » mais comment les créez -vous ? Ne sont-ils pas un reflet de votre propre personnalité ou une part de vous- même, en sachant que le Bien et le Mal vivent en nous ?

« Bien entendu le monde n’est pas manichéen ! Le mal s’explique toujours et le bien également. Les deux peuvent cohabiter. J’aime mes méchants comme j’aime tous mes personnages, même les secondaires et je pense que, à défaut de les racheter, on peut au moins les comprendre ! C’est d’ailleurs un des traits de caractère d’Alex Hugo d’avoir de l’empathie pour les criminels. Ça permet également au lecteur de mieux appréhender le relief du récit car généralement mes méchants ne sont jamais gratuits, ils sont liés au thème du roman. Donc les comprendre donne de la densité à la lecture. « 

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  • Vous êtes assez impressionnant dans le sens où vous êtes autant un homme de lettres qu’un homme de terrain (Vous faites de la boxe). Vous cumulez plusieurs casquettes : écrivain et scénariste, actuellement. Comment organisez-vous vos journées ? Il vous faut des journées de 72 h !!! Qu’avez-vous à tenter maintenant pour ne pas vous ennuyer ? Avez-vous des projets ? Des nouveaux challenges en perspective ?

« Ahaha je ne sais pas si je suis impressionnant mais en tout cas j’ai toujours été hyper actif avec une tendance à cumuler les expériences. Mes études par exemple, je cumulais l’école du Louvre avec une fac de droit (je voulais être archéologue) avant de rentrer dans la vie professionnelle ou je cumulais jobs et études puis plusieurs postes en même temps dans la presse avant de trouver ma voie ! je pense que ça me rassure d’être dans plusieurs univers à la fois. En faisant ça je ne suis jamais enfermé, je peux m’échapper d’un univers sur l’autre. Le sport c’est autre chose, ça fait partie de ma vie. Le métier d’écrivain ressemble beaucoup à la boxe. On y est seul face à soi-même et c’est en soi qu’on trouve la force d’avancer. Et puis j’utilise le sport pour me garder en forme mais aussi pour faire des coupures avec mes différentes écritures car je peux bosser sur trois ou quatre sujets différents dans une journée. Rajouter à ça mes deux garçons de huit ans dont je m’occupe une semaine sur deux et vous avez une idée de mon emploi du temps ! Mon projet principal c’est de réussir l’éducation de mes enfants et de me consacrer à ma carrière de romancier pour pouvoir vivre pleinement de ce métier. Ce qui est réservé à un club est très restreint. Mais avec l’aide de tous et surtout des lecteurs, je vais y arriver ».

  • Où peut-on espérer vous croiser dans un salon du livre pour une dédicace ?

« On peut espérer me croiser sur presque 13 salons cette année. Je ne crois pas avoir un week-end de libre jusqu’à juillet ! Je serai à Quai du polar, à Nancy, en Belgique, à Lens, à Montaigu, à Limoges, à Fargues, à Villeneuve sur Lot, au salon de Paris, à Saint Maur, à Courbevoie, à Saint Etienne, à Brives et d’autres encore à confirmer… »

On note bien tous ces rendez-vous. Nous nous recroiserons sûrement à Lens…

Un grand merci à vous.
Nous vous souhaitons bonne continuation. »

Propos recueillis par Fred & Axelle Georges.

Voilà, chers lecteurs. Encore une rencontre épatante.

C’était un entretien particulièrement intéressant. L’homme, au delà du physique, est impressionnant et humble. On ne peut qu’admirer son talent. Vous savez maintenant quels ouvrages ajoutés à votre PAL.

Pour suivre son actualité :

Niko Tackian FB
Pour vous procurer son dernier roman :

Editions calmann-levy

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3 réflexions sur “Le nouveau poids lourd du thriller : Niko TACKIAN

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