Rencontre poétique avec Quentin WESTRICH

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Mon dernier coup de cœur LILIUM de Quentin WESTRICH a eu l’extrême gentillesse de vouloir répondre à nos petites questions.

Pour remettre en contexte, c’est un jeune auteur très prometteur. Multi- talents, il mélange les genres et manie la prose avec douceur et dextérité. C’est un monsieur charmant avec qui l’on peut discuter facilement. Et, cependant, il reste assez mystérieux et déroutant. Tout un paradoxe…

Il vous intrigue ? Nous aussi !

Voici quelques réponses :

« Bonjour, Monsieur Quentin Westrich,

Tout d’abord, merci de nous recevoir.

  • Pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît ? D’où venez- vous ? Qui est Quentin ? Comment avez-vous commencé à écrire ?

« Je suis auteur, et j’habite dans le département du Haut-Rhin. J’ai commencé à écrire très tôt… C’était vers l’âge de neuf ans. J’ai en tout cas le souvenir très précis que c’était ça que je voulais faire toute ma vie. C’était ça, et rien d’autre ».

  • Vous êtes jeune auteur mais déjà très productif. Vous avez déjà sept ouvrages à votre actif, il me semble. Est-ce qu’écrivain est votre «vrai » métier ?

« Oui, c’est mon vrai métier, en effet. J’ai fait des études de droit mais, je préfère mille fois vivre « modestement » et me sentir animé par ce que je fais du matin au soir. Exercer un domaine qui vous passionne, ça n’a pas de prix. La vie est trop courte… »

  • Pouvez-vous présenter en quelques mots vos œuvres ?

« J’avais publié quatre romans et un petit conte ces dernières années. En mars 2018, c’est là qu’il y a eu un tournant pour moi avec la publication d’un recueil poétique, « Partager l’ombre », qui a été très bien accueilli. Cela reste encore un mystère, car j’étais persuadé que personne n’allait le lire mais, très objectivement, c’est le livre qui m’a frayé un petit chemin, aussi modeste soit-il. Dans la foulée, j’ai écrit « Lilium », un conte initiatique sur la liberté. Ce livre vient de paraitre, et il a un bel accueil pour l’instant. »

  • Vous vous définissez plus comme écrivain ou poète d’ailleurs ?

« Sans hésitation, écrivain. J’ai écrit un recueil de poésie qui a été apprécié, c’est vrai mais, pour autant, j’ai du mal à poser le terme « poète ». Cela me semblerait maladroit. Des auteurs qui sont des poètes, j’en connais et ils ont une maitrise de cet art que je n’ai pas. Après, est-ce qu’il faut nécessairement « maîtriser » parfaitement ce domaine pour faire de la poésie ? Ce serait une bonne question… Personnellement, je ne le pense pas. Ce serait « réduire » un art qui est tellement merveilleux par la liberté, justement, qu’il confère. Dans ma perception, la poésie, c’est une liberté totale, quelque chose de très instinctif, qui serait presque de l’ordre de « l’inconscient ». Donc je me sens « auteur » dans le sens large où… tout ce qui m’importe, c’est de raconter une histoire qui va rencontrer l’imaginaire, le regard d’une autre personne. Cela peut passer par un roman, par un conte ou par un poème, peu m’importe dans le fond si les mots trouvent un écho. »

  • Pour parler en connaissance de cause en ayant lu « Lilium », votre « univers littéraire » est très dur et sombre. C’est une œuvre perturbante, mais avec des sujets d’actualité. Y avez-vous mis une partie d’autobiographie ou est-ce une critique de la société ?

« Au risque de vous inquiéter un peu, je souris car « Lilium » est certainement le livre le plus « léger » que j’ai écrit… Ceci dit, je comprends tout à fait votre ressenti. J’ai conscience de ce que j’écris, bien sûr, et en quoi certains passages peuvent être perturbants. Mais j’aime cet aspect… quitte à déplaire. Je ne peux pas envisager d’écrire un livre qui ne va pas, à un moment donné du voyage, déranger. Dans le bon sens du terme, j’entends. Cela n’a pas de sens sinon. Pour répondre à votre question, ce sont les deux. Dans « Lilium », il y a une grande part autobiographique, qui est mélangée à de la fiction. C’est aussi une critique, oui. Pas de la société dans son ensemble, mais d’une partie de celle-ci. Celle qui se permet de juger. Celle qui pense qu’il est encore normal, à notre époque, de cracher sur quelqu’un du fait de son orientation sexuelle, de sa couleur de peau, de son sexe… etc. Pour en revenir à votre ressenti, que je comprends très bien encore une fois, pour ma part, ce qui est perturbant, c’est que ces questions soient encore d’actualité aujourd’hui. Nombres de phrases que j’ai restituées dans ce livre, elles ne viennent pas du Moyen-Age… Non, nous les entendons encore de nos jours. Que peut-on dire en voyant cela ? Beaucoup de choses, certainement. Et trouver des réponses face à la colère que l’on peut légitimement ressentir, c’est très… libérateur. »

(Je confirme, je suis inquiète ;-))

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  • Je suis impressionnée par le nombre de références artistiques, littéraires et culturelles que vous mettez dans vos œuvres. Vous êtes un artiste qu’on peut qualifier de « complet ». Est-ce de là que vous tirez votre inspiration ?

« C’est gentil, je vous remercie… Je ne sais pas si je mérite ce compliment. L’art me passionne, c’est sûr… C’est ma vie. Tout peut être une source d’inspiration, si on regarde de près. Ensuite, bien sûr, on va tous être plus fortement inspirés par différents éléments. En ce qui me concerne, ce peut être autant l’envie de panser une plaie qu’une œuvre qui va m’inspirer des mots, une idée, une image, une ambiance… etc. J’ai toujours aimé mettre beaucoup de références, car je sais qu’elles vont « attiser » l’imaginaire de la personne qui est en train de lire. On peut jouer avec cet aspect, c’est très intéressant. De plus, comme je savais qu’il y aurait les neufs Muses de l’Antiquité, cela avait encore davantage de sens qu’il y ait ainsi toutes ces références un peu partout… comme autant de sources d’inspiration veillant sur l’histoire ».

  • Avez-vous une maxime de vie ? Une ligne de conduite qui vous porte ?

« Je n’en ai qu’une, je crois. Du moment que l’on ne fait de mal à personne, tout est permis. Absolument tout… »

(Je suis tout à fait d’accord ! Chacun est maître en sa demeure).

  • Si vous n’aviez plus qu’un auteur à lire pour le reste de votre vie, lequel serait-ce ?

« Virginia Woolf. Chaque page de ses livres est un émerveillement ».

virginia

  • On se pose toujours la question de savoir quelle lecture peut lire un auteur ? Que lisez-vous actuellement ? Pouvez-vous peut-être nous conseiller quelques lectures ?

« De mes lectures, mes livres de chevet se trouveraient Cioran, Baudelaire, Marguerite Duras, Bataille, Sade, Emily Dickinson ou Edgar Allan Poe. Mais je peux aussi apprécier un livre qui est d’un univers différent. Dernièrement, des livres que j’ai aimé… je peux vous citer les deux tomes de la saga « Lunéas » de Erwan-David Shane. C’était la première fois que je lisais un livre dans le domaine de la Fantasy. C’est un domaine que je ne connais absolument pas, mais je suis sûr que ceux qui adorent cet univers trouveront leur bonheur dans ces deux livres. C’est un auteur qui a un imaginaire très foisonnant. Je viens de lire « Les aventures de William Burghendin » de Louis Lucas. Un livre au charme assez irrésistible. J’avais découvert cet auteur avec son premier roman, « L’objet de mon affection », que j’avais beaucoup aimé. Sinon, je ne l’ai pas encore lu, mais je l’ai acheté et je meurs d’envie de le découvrir, c’est « La vraie vie » d’Adeline Dieudonné. Et enfin, plus particulièrement, il y a un auteur qui m’a fait l’effet d’une claque cette année, c’est Johann Zarca avec « Paname underground ». C’est vertigineux… J’ai fini le livre, je suis allé commander tout ce qu’il a écrit. »

william burghendin

  • Est-il compliqué pour un auteur non reconnu (encore) d’être publié ? Quelle vision avez-vous du monde de l’édition ?

« Vous auriez posé cette question il y a dix ans, je vous aurais dit que oui, mais les temps ont changé, et pas que dans le domaine de l’édition. Nous sommes à une époque où il est à présent plus facile de partager son travail, que ce soit un livre, de la musique, etc… C’est bien évidemment formidable, mais c’est à double tranchant aussi. Cette « facilité » fait qu’il est également beaucoup plus compliqué de se frayer un chemin, ce qui peut générer beaucoup de désillusions. C’est un milieu qui est difficile, mais je suis persuadé qu’en travaillant avec acharnement, en donnant à ses rêves la chance d’exister, tout est possible. »

  • Travaillez-vous actuellement sur une nouvelle œuvre ? Avez-vous des projets en cours ?

« J’en ai plusieurs, oui… Principalement, un nouveau roman et un nouveau recueil. J’y travaille actuellement. Quand ils sortiront, je ne sais pas, je vais me donner du temps car ce sera beaucoup de travail. Et il s’agit aussi de laisser vivre « Lilium » à présent, puisqu’il vient de sortir. »

  • Avez-vous peut-être un message à partager à vos lecteurs ou aux nôtres ?

« J’aurais d’abord un message à vous faire passer, Axelle… Merci à vous. Pour votre gentillesse, pour avoir lu « Lilium », et la très belle chronique que vous avez écrite. Et pour les lecteurs, je réponds invariablement « merci » parce que… je ne vois pas quel autre mot serait plus juste. Ça va même bien au-delà de la reconnaissance. Ces derniers mois ont été merveilleux, et je le leur dois… »

Un grand merci à vous.

Nous vous souhaitons bonne continuation dans tous vos projets et n’hésiterons pas à suivre votre évolution.

Propos recueillis par Axelle Georges.

couverture - lilium - quentin westrich -

Pour vous procurer le livre :

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Pour suivre l’actualité de l’auteur :

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