L’Exorciste de William Peter BLATTY

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Fiche technique :
Auteur : William Peter Blatty
Editions : Robert Laffont
Pages : 356
Année : 1971
ISBN : 9782266042420
Genre : horreur

« Deus et Pater Domini nostri Jesu Christi invoco nomen sanctum tuum et clementian tuam supplex exposco : ut adversus hunc et omnem immundum spiritu, qui vexat hoc plasma tuum, mihi auxilium praestare digneris. Per eumdem Dominum ».

(Page 319).


Le résumé :

Des bruits insolites, des meubles qui se déplacent dans la nuit et le comportement de plus en plus mystérieux d’une enfant de douze ans, fille d’une célèbre actrice, que nul médecin, nul psychiatre, ni aucune analyse ne parvient à éclaircir… Lorsque la situation s’aggrave, il ne reste qu’à tenter l’exorcisme. C’est en partant d’un fait divers survenu dans le Maryland en 1949 que William Peter Blatty s’est lancé dans l’écriture de ce qui allait être l’un des plus grands succès de librairie de la seconde moitié du XXe siècle : paru en 1971, L’Exorciste s’est vendu à plus de treize millions d’exemplaires pour les seuls Etats-Unis et a été traduit dans le monde entier. Un succès encore amplifié par l’adaptation cinématographique de William Friedkin deux ans plus tard, qui deviendrait l’un des plus célèbres films d’horreur de l’histoire du cinéma.

Mon avis :

Ai-je vraiment besoin de présenter ce chef-d’œuvre?

Tout le monde connait la version cinématographique de 1973 de William FRIEDKIN avec Linda BLAIR et Jason MILLER. Quels souvenirs lors des vomissements monstrueux de la petite Linda BLAIR ! Evidemment bien qu’exceptionnelle pour une adaptation, le roman est sublime!

Nous voici en 1970. Irak, Père Merrin a des visions macabres qui présagent d’un malheur.

En parallèle, à Washington, Chris MacNeil, actrice célèbre en plein divorce, est perturbée par le comportement de plus en plus étrange de sa fille Regan. Des bruits de grattement se font entendre, un ami imaginaire apparait dans le vie de la petite fille, qui se plaint de son lit qui bouge. Lors d’un diner chez elle, Regan menace de mort le producteur de sa mère. Pensant sa fille souffrante, Chris lui fait passer une batterie de tests et d’examens qui mènent les médecins à penser à de l’hystérie, consécutive au divorce. Perplexe, Chris suit l’avis des médecins mais le comportement et l’état de Regan ne s’améliorent pourtant pas. Une amie médium, présente lors de ce fameux diner, revient vers Chris en lui prêtant un livre sur la possession. Chris en est désormais persuadée : sa fille est possédée. Pour le salut de son enfant, elle entre en contact avec les Jésuites, qui résident près de chez elle, et fait la connaissance du Père Karras. Psychiatre de formation, il doit alors prouvé que Regan est bien aux prises avec le démon pour avoir l’autorisation de l’Eglise pour faire pratiquer un exorcisme.

Le Père Karras est d’abord psychiatre et s’est ensuite tourné vers la religion. On a affaire a un homme culpabilisant vis-à-vis de sa mère mais sincère. C’est un sportif, quelqu’un de solide et de fiable. Il représente l’image du patriarche, protecteur et dévoué. Il n’a jamais pratiqué d’exorcisme, ni constaté un cas de possession. Il sera guidé par le Père Merrin qui a déjà eu affaire à ce démon. L’exorcisme sonne comme une revanche.

J’avais oublié la fin du film et je vous avoue que j’ai été déçue par cette fin. Elle n’est pas juste et j’aurais aimé quelque chose de plus épique. En même temps, qu’est-ce qui est juste quand une petite fille est prise pour cible par le Diable ? L’auteur explique que si Regan a été choisie par le Démon c’est dans le but de punir les personnes qui gravitent autour d’elle. Ce n’est pas l’enfant la coupable (bien qu’elle ait joué au Ouija). On a tous des choses à se reprocher..

L’ambiance est lourde, pesante et sombre. Le rythme est lent mais nécessaire pour s’imprégner de l’atmosphère qui se veut étouffante.

On a affaire à un vocabulaire médical et psychologique avec des termes précis et spécifiques. La grande surprise de ce roman est que l’Eglise refuse de parler ouvertement de possession pour ne pas se décrédibiliser. La possession est d’un autre temps et la victime, s’il y a lieu, doit subir des tests pour vérifier la possession. Le Rituel romain (rituel romain) sert de référence pour diagnostiquer la possession et l’exorcisme.

L’écriture est percutante et envoûtante. Nos repères sont altérés, nos peurs ancestrales sont réveillées.

Je suis fan du film qui est LA Référence en matière d’Exorcisme mais le livre est un délice où le côté psychologique est plus développé.

Bonne lecture et bonne chance..

Pour se procurer le roman :

Editions Robert Laffont

William Peter Blatty est décédé le 12 Janvier 2017.

Axelle GEORGES.

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