Le parfum de Patrick SÜSKIND

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Fiche technique :
Auteur : Patrick SÜSKIND
Editions : Fayard / Le Livre de Poche
Année : 1985
Pages : 280
ISBN : 2-235-04490-3
Genre : Thriller

 » Seule la chevelure dépassait encore de cette gangue de momie. Il la coupa au ras du cuir chevelu et l’emballa dans la chemise de nuit, qu’il ficela en un paquet. Enfin, il rabattit un coin libre du linge sur le crâne rasé et en lissa l’extrémité, qu’il tapota délicatement du bout des doigts pour qu’elle adhère bien. »

(page 239).

Le résumé :

Au XVIIIème siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait pas besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bel et bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maitrisait les odeurs, maitrisaient le cœur des hommes ».

C’est son histoire, abominable…et drolatique, qui nous est racontée dans le Parfum, un roman qui dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

Mon avis :

Comme il s’agit d’un classique, je me devais de le lire.

Toutes les critiques professionnelles ou non encensent ce roman. D’ailleurs, la plus drôle vient de Bernard Pivot  » A vue de nez, un chef d’œuvre ».

Je me plonge alors dans le Parfum et je plonge dans le Paris du 18ème siècle. Nous faisons donc connaissance avec Grenouille qui naît par accident dans une vie qui ne l’attendait pas.

Placé en nourrice, puis chez une autre, il grandit tant bien que mal entouré d’enfants qui le trouvent bizarre et effrayant. D’un aspect peu amène suite à des privations et la maladie, boiteux et bossu, Grenouille grandit en solitaire et ne développe que peu de langage. Sa sociabilité ne se développe pas autant que son odorat. Doté d’un nez exceptionnel, Grenouille grandit par et à travers les odeurs et parfums.

Se sachant exceptionnel, Grenouille veut un destin à la mesure de son talent et s’arrange pour quitter la tannerie où il travaille pour intégrer une parfumerie. Le voilà, apprenti chez le maître-parfumeur BALDINI suite à la copie réussie d’un parfum concurrent.

Cependant, le dessein caché de Grenouille est d’extraire l’ultime essence : l’odeur parfaite d’une jeune fille.

Après une retraite dans les montagnes auvergnates, le voilà parti à Grasse pour peaufiner son art et tenter l’expérience.

On ne peut retirer à Süskind le talent de description des odeurs et des parfums : des retranscriptions précises et impressionnantes. On ferme les yeux et on sent, on ressent, on est imprégnés.

L’auteur nous décrit merveilleusement bien le Paris de l’époque; sale et répugnant. Les descriptions proches du Réalisme nous rappellent Emile Zola. C’est d’ailleurs ce parti pris qui est à double-tranchant car on s’ennuie, c’est long. Tout est dans le symbole et la stylistique audacieuse nous perd : on se noie dans les détails.

C’est lent, il n’ y a pas de rythme. Des pages et des pages de descriptions sur les odeurs et les décors et après l’histoire se précipite. On enlève les descriptions et le roman se fait en 30 pages.

C’est dommage car l’intrigue est passionnante.

On suit Grenouille, sociopathe inadapté qui se transforme en tueur en série. C’est un héros ou un anti-héros qui n’est pas attachant. Je n’ai aucune compassion pour ce monstre qui a semé la mort sur son passage. Il a porté malheur à tous ceux qui l’ont approché, que ce soit volontairement ou non.

De plus, l’ olfaction est un thème réellement passionnant. Il a même été prouvé que l’odorat est la meilleure mémoire que nous puissions avoir.

La fin m’a également déçue. Entre le procès qui vire en orgie et la fin même de Grenouille sont d’une incompréhension totale : du grand n’importe quoi!!! Il n’y a pas que le parfum que Süskind doit « sniffer ». (humour, je précise).

J’ai sûrement loupé quelque chose pour ne pas avoir accroché. Je reste ouverte à toutes explications qui me feraient revoir mon jugement.

Ce roman a été adapté en 2006 sur grand écran par Tom TYKWER avec Ben WHISHAW, Alan RICKMAN et Dustin HOFFMAN.

Pour se procurer le livre :

Le Livre de Poche

Axelle GEORGES.

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