Entretien avec Louis LUCAS, l’auteur de « L’Objet de mon affection »

22730419_1959797430940654_4318446749614133506_n

C’est avec douceur que nous sommes reçus chez monsieur Louis LUCAS. « Douceur », pourquoi me direz-vous? Oui, il n’est pas seulement écrivain, il est aussi poète et philosophe. Lisez plutôt :

L’Objet de mon affection de Louis Lucas

Installés dans son salon, avec un café, Louis Lucas se prête avec plaisir au jeu des questions/réponses. J’en ressens un sentiment de paix et d’harmonie. Il est charmant! Entre timidité et modestie, nous commençons.

 » – Tout d’abord, merci de nous recevoir.

  • Qui êtes-vous? Pouvez-vous vous présentez, s’il vous plaît?

« Je m’appelle Louis LUCAS et je suis l’auteur de ‘L’Objet de mon affection’, une romance sentimentale et psychologique publiée l’an dernier aux éditions Edilivre Aparis.

J’écris depuis l’adolescence et ai travaillé sur plusieurs projets d’écriture avant de me consacrer à mon premier roman. J’ai notamment collaboré pendant de nombreuses années à un webzine musical avant de fonder ma propre webzine qui, lui, était plus généraliste. Je viens de terminer mon deuxième roman et suis actuellement à la recherche d’un éditeur. »

  • « L’Objet de mon affection » est votre première œuvre de fiction. Comment en êtes-vous venu à écrire? Avez-vous une formation littéraire?

« J’ai un parcours scolaire assez complexe et, peut-être même, un peu surprenant, mais il est en grande partie littéraire. L’envie d’écrire n’est pas liée à ma formation, mais s’apparente à un besoin, une sorte de nécessité apparue durant l’adolescence. A l’époque, j’écrivais beaucoup de poèmes, une façon de coucher sur le papier mes états d’âme. L’idée était d’en faire un recueil. J’avais un titre, et même une illustration pour la couverture, mais je n’ai jamais franchi le pas. J’étais trop jeune. Ma plume était touchante, visait juste au niveau des émotions, mais était souvent maladroite. C’est pour cette raison que j’ai préféré attendre, la faire mûrir, en écrivant sur l’univers des autres avant de me tourner vers la fiction et de donner vie aux personnages de ‘l’Objet de mon affection’. »

  • Pouvez-vous présenter votre roman en 3 mots?

« En trois mots : romance, destin, choix. »

9782414031375

  • Les thématiques de ce roman sont les relations humaines au sens large et plus précisément les relations amoureuses? Est-ce une simple analyse de la Société ou y-a-t-il une part autobiographique?

« Un romancier qui nierait tout élément autobiographique dans son roman serait un fieffé menteur. Que ce soit consciemment ou inconsciemment, les évènements ou les personnages sont façonnés par certains détails empruntés à l’entourage direct…Ou à soi. Léo, Olivia et les autres n’échappent pas à la règle et ont tous en eux une partie de moi, une petite partie des gens que j’aime, mais il ne s’agit en aucun cas d’un roman autobiographique. En revanche, le rêve que fait Léo dans le roman est l’un des miens. Je l’ai bien entendu modifié, repensé et j’ai changé quelques détails, mais la trame est la même. »

  • Votre épouse est donc votre Objet de votre affection?

« Cette question, très surprenante, est dans la droite lignée de la précédente. Si j’ai choisi « l’objet de mon affection » comme titre de roman, c’était avant tout pour attirer l’attention du lecteur. Le choix du pronom possessif « mon » n’indique en aucune manière un roman autobiographique. Mon épouse est-elle l’objet de mon affection? Dans la vie, assurément, dans le roman, Olivia est celui de Léo. »

  • Vous n’êtes pas écrivain mais plutôt philosophe?

« C’est un compliment! Je n’irai pas jusque-là mais je dois reconnaître qu’écrire est une bonne manière de s’interroger sur l’évolution de nos sociétés, sur les relations entre les hommes et les femmes, sur la manière dont nos choix influencent nos vies. Contrairement à nos parents, à nos grands-parents, nos vies professionnelles, personnelles et sentimentales sont beaucoup plus changeantes. Rien n’est jamais gravé dans la pierre, la société change à une vitesse incroyable et il est parfois difficile de suivre ces évolutions. Nous vivons une époque passionnante mais aussi violente, brutale et paradoxale. C’est un matériau de choix pour un auteur. »

  • Avez-vous une maxime de vie?

« Cela va sans doute vous surprendre, mais celle qui me vient à l’esprit est celle d’un ours popularisé par Walt Disney, Baloo : « Il en faut peu pour être heureux ».

  • Quel est votre auteur de prédilection? Quel est votre livre de chevet?

« S’il devait n’y en avoir qu’un seul, ce serait Paul Auster. Je l’ai découvert il y a une quinzaine d’années suite à la recommandation d’une amie et j’ai depuis enchaîné les romans, les essais sans avoir encore tout lu de lui. Mon livre de prédilection serait forcément un de ses romans, mais je ne saurais pas lequel choisir. »

  • Que lisez-vous actuellement? Pouvez-vous peut-être nous conseiller quelques lectures?

« Je prépare activement mon troisième roman qui sera la suite du deuxième. Toutes mes lectures sont donc en lien avec mes recherches. Tout ce que je peux dire, c’est que certains d’entre elles sont dépaysantes. J’entrecoupe évidemment ces lectures par d’autres plus récréatives. Au programme, il y aura prochainement « La symphonie du hasard – Livre 1 » de Douglas Kennedy et la « valse de Valeyri! » de Guomundur Andri Thorsson. »

  • Etre publié a-t-il été facile ? En sachant que les places sont chères, le monde de l’édition est-il facile d’accès sans avoir encore de nom ?

« En me lançant dans l’écriture, je me suis rendu compte que nous étions beaucoup de poissons dans l’eau y compris dans le monde de l’auto-édition. Pour l’instant, il n’y a pas de réelle concurrence, mais plutôt une solidarité et une entraide indéniable. Il y a, comme dans les domaines artistiques, des talents qui se sous-estiment, qui s’ignorent. L’inverse est plus rare, mais existe aussi. Quelle que ce soit la posture, le plus difficile est bien d’exister. Facebook et les réseaux sociaux en général sont de très bons outils, mais ont leur limite. La popularité ne se traduit pas forcément par une augmentation significative du lectorat.

S’agissant de mon premier roman et ne sachant pas ce que valait ma plume, je ne me suis pas adressé qu’à un seul éditeur et n’est donc pas connu la valse des refus. »

  • Quels sont vos projets à courts termes?

« Comme je le disais précédemment, je viens de terminer mon deuxième roman et suis à la recherche d’un éditeur. Dans mon esprit, les trames des quatre ou cinq romans sont déjà écrites mais il va falloir être patient pour qu’ils voient le jour. »

  • Avez-vous peut-être un message à partager à vos lecteurs ou aux nôtres ?

« A mes lecteurs : un peu de patience, mon deuxième roman va bientôt sortir. Merci à ceux qui ont lu et acheté « l’Objet de mon affection ». Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, il est toujours disponible et j’ai encore des exemplaires pour ceux qui souhaitent une dédicace ».

Pour vos lecteurs : Au FIL DES MOTS est un jeune blog mais il y a une réelle passion derrière les mots et un professionnalisme indéniables. Lecteurs, ne vous éloignez pas trop! »

 

Monsieur Louis LUCAS, un grand merci à vous. Vos paroles nous touchent beaucoup.

Nous vous souhaitons bonne continuation et n’hésiterons pas à suivre votre évolution. »

C’était un entretien très instructif et j’en retiendrais une jolie expression :  « solitaire sociabilisé », à méditer.

Ne passez pas à côté de ce monsieur, un grand qui s’ignore.

Pour vous procurez « l’Objet de mon affection » :

www.édilivre.com

Suivez LOUIS LUCAS sur Facebook:

Louis Lucas Auteur

Axelle Georges.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s